jeudi 8 juillet 2010

Nous ne sommes pas à une crise près

Paris - 16/12/2009 - On a beau être habitué aux crises, on se fait surprendre quand même !
Je suis né en 44 (qui a dit vieux ?), le monde était en crise, pas une petite, au contraire, la plus terrible des crises, la seconde guerre Mondiale ! Bon, là je n’ai pas été surpris, j’avais d’autres préoccupations en tête... Plus tard j’ai pris conscience de la crise quasi congénital que subissait mon pays. Malgré un climat envié par le Monde entier on ne respirait pas au Portugal. Puis ce fut la crise des colonies et le désespoir de voir les copains partir en Afrique, à l’étranger, à l’hôpital ou pire encore, là où les crises sont égales pour tous les hommes, là où se terminent toutes les crises !
J’ai donc fait comme tant d’autres, quand on ne peut pas sauter la barrière, on fait le tour. J’ai choisi le tour de France (…). Non, ce ne fut pas parce que CRISE s’écrit de la même manière ! La raison était autre. J’étais persuadé que l’on y respirait l’air de la Liberté !
L’Égalité et la Fraternité, étaient aussi des mots qui pour moi suffisaient à décrire le plus beau des paysages. Quarante cinq ans plus tard je suis toujours content de cette première grande décision de ma vie. La France est un grand pays. Toutefois, j’y ai vécu beaucoup de crises ; la fin de la guerre d’Algérie, Mai 68, les crises pétrolières de 1973 et 1979, puis la crise boursière de 1987, sans compter les mini crises, celles entrainées par les changements de gouvernements, de patrons ou de monnaie. On en parle peu, mais le passage à l’Euro a conduit des millions de personnes à des vrais états de crise, car l’abus inflationniste qui a régné partout juste après, non seulement était insupportable mais aussi signe avant coureur d’autres grandes difficultés pour les citoyens et les pays…
La dernière crise économique et financière, si facilement importée des Etats Unis, a été plus grave que surprenante, tel les terrains étaient réceptifs aux sirènes du capitalisme.
Puis il y a eu les fausses crises : les collines qui servent à cacher les montagnes. On a eu les prostitués qu’il fallait éradiquer, les banlieues qu'il fallait nettoyer, les émigrés qu’il fallait sélectionner à l’entrée… nous avons été surpris par les annonces mais pas par la manière de les traiter, c’est à dire néant.
Maintenant il y a le débat sur l’identité nationale. On ne nous a pas encore expliqué pourquoi, ni à quoi ça sert. Si on n’oublie pas ce que Liberté, Égalité, Fraternité veut dire, le débat paraît inutile ou alors ça risque d’être la crise de nerfs pour beaucoup de monde.
Noël arrive, l’année s’achève, aussi je profite de l’occasion pour souhaiter à tous de très bonnes fêtes, que 2010 vous amène tout ce que vous souhaitez… mais attention aux CRISES de foie !

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